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LE DEGRE THERMIQUE DE LA BOUGIE

Le degré thermique d'une bougie caractérise sa capacité de transmettre la chaleur depuis le bec de l'isolant jusqu'au système de refroidissement. La quantité de chaleur transmise dépend principalement de la distance que doit parcourir la chaleur pour rejoindre la culasse du moteur et, par conséquent, le système de refroidissement.

On appelle bougie froide, une bougie qui, par rapport aux autres. possède un bec d'isolant relativement court et transmet très rapidement la cha- leur au systéme de refroidissement du moteur.
Ce type de bougie est employé pour éviter la surchauffe des moteurs poussés. La bougie chaude, au contraire, possède un bec d'isolant beaucoup plus long qui transmet la chaleur à l'extérieur beaucoup plus lentement.

Elle atteint ainsi une température plus élevée et. par conséquent, brûle mieux les dépôts de combustion qui pourraient autrement encrasser la bougie lors d'un fonctionnement prolongé au ralenti.

Chaque fabricant de bougies propose sur le marché une gamme de bougies de divers degrés thermiques susceptibles de répondre aux conditions de fonctionnement des moteurs.

Pendant de nombreuses années. pour déterminer le degré thermique d'une bougie, on mesurait le temps nécessaire à une bougie montée sur un moteur déterminé pour atteindre la température de préallumage (allumage de la charge de carburant avant l'allumage normal par étincelle).

Actuellement, le degré thermique d'une bougie. ou plus exactement son point de préallumage, est déterminé par un procédé établi par la S-A-E- (Society of Automotive Engineers).
Un moteur spécial monocylindre à quatre temps de 288.6 cm3 de cylindrée, avec avance et rapport de compression constants, est mis en marche à 2 700 tr/mn. Le degré thermique est déterminé par la pression moyenne relevée au point au-dessous duquel la bougie atteint le préallumage.

LE CHOIX DE LA BOUGIE PAR RAPPORT AU CARBURANT EMPLOYE

Les données sur l'application des bougies fournies par les fabricants se référent généralement aux moteurs marchant à l'essence. Toutefois, de nombreux moteurs peuvent être adaptés ou modifiés pour fonctionner au kérosène, au gaz de pétrole liquéfié, au gaz naturel (méthane) ou avec une combinaison de ces carburants.

La modification consiste souvent à changer seulement le carburant ou à introduire des appareillages spéciaux destinés. dans le cas de gaz comprimés, à assurer la fonction de réducteurs de pression.

En tout cas, il est nécessaire de faire varier le degré thermique de la bougie et la distance entre les électrodes. On peut consulter les constructeurs pour des informations sur la conversion des moteurs. mais la relation entre les différents types de carburant peut, en général, être schématisée.

DEPOTS

Des dépôts de toutes sortes se constituent dans la chambre de combustion du moteur et sur les bougies.

Ces dépôts présentent des caractéristiques propres de résistance électrique et de température. Aux bas régimes, par exemple, des sels de plomb peuvent se déposer sur la pointe de l'isolant de la bougie.

Si ces sels sont chauffés, par suite d'une accélération rapide, ils subiront une nette diminution de leur résistance électrique. Ils pourront ainsi former une pellicule de basse résistance autour de la pointe de l'isolant de la bougie en entravant l'accumulation de la haute tension et en provoquant des ratés d'allumage.

Parmi les additifs employés dans les carburants modernes, certains tendent à réduire au minimum l'encrassement et les composants antidétonants comme par exemple, le plomb tètraéthyle ou tétraméthyle. Cependant, ces produits tendent à mettre en évidence le problème des dépôts de plomb sur les bougies.
 La bougie
© D.R.

- 1 : Conditions normales. Dépôts brun clair ou gris fonctionnement correct du moteur et du système d'allumage, degré thermique
convenable.

- 2 : Dépots carbonés. Usage prolongé du starter, allumage faible ou retardé compression basse, bougie trop froide.

- 3 : Surchauffe. Isolant blanc et usure excessive des électrodes, avance excessive, mélange trop pauvre, bougie trop "chaude".

- 4 : Préallumage. Electrodes fondues, pré-allumage, allumage inductif bougies mal serrées mauvaise fermeture de soupape bougie trop"chaude".

- 5 : Encrassement. Problème d'huile manque d'efficacité des guides de soupapes ou des segments Si le cas touche toutes les bougies : usure générale du moteur.

- 6 : Dépôts d'additifs. Dépôts épais mais fragiles du aux carburants modernes pas de solution, remplacer tout de même ces bougies.

- 7 : Détonation. Isolant cassé. carburant à trop faible indice d'octane mauvaise avance, induction entre les câbles de bougies bougies trop serrées.

- 8 : Choc. Isolant cassé, fêlures raisons mécaniques, manque de précaution dans le réglage des électrodes.

 

 

 

 

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